De la 1ère à la 3e vague : l’histoire du café au Québec

De nos jours, n’importe qui peut entrer dans un café et commander un latte. S’il est chanceux, il pourra même choisir son origine ou son mélange. Mais notre rapport avec le café n’a pas toujours été l’histoire d’amour qu’on connait aujourd’hui, et c’est ce qu’on peut constater en examinant les trois «vagues» du café.

Le café comme outil

Au début des années 1900, le café est principalement utilisé comme un outil permettant de se réveiller et d’avoir un gain d’énergie le matin. Ce sentiment est d’ailleurs accentué lors des deux guerres mondiales, où les soldats étaient parfois bourrés de cette boisson pour rester éveillés dans les tranchées.

C’est dans cet esprit que le café instantané a été développé. On priorisait l’aspect pratique et rapide au goût, contrairement au thé, qu’on prenait souvent le temps de bien savourer. Un café rapide, peu cher, accessible, parfait dans les temps de crise qu’ont été les années 1910 à 1960.

Le café comme plaisir

C’est dans les années 1970 que la tendance s’inverse, notamment grâce à des entreprises comme Starbucks.

Starbucks et plusieurs petits cafés de l’époque ont introduit l’importance du goût et de la provenance du café dans la culture populaire, créant un intérêt autour de cette nouvelle vision. Pour répondre à cette demande, les cafés introduisent de nouvelles boissons, et les lattes, cappuccinos et mokas envahissent rapidement les comptoirs.

Le café n’est donc plus seulement un outil, c’est aussi un moyen de se gâter, de se faire plaisir, à l’instar d’une bonne tasse de thé.

Le café comme art

Ce n’est qu’à partir de 2002, suite à un mouvement issu de Portland, que le café prend la place que l’on connait aujourd’hui au sein de notre société.

En effet, ce mouvement revendiquait le besoin de reconnaître le café comme un produit complexe, artisanal, dont les origines sont aussi importantes que la méthode  d’infusion. Des experts apparaissent, les baristas, et ressemblent de plus en plus aux sommeliers.

À la manière du vin et de ses cépages, on cherche de plus en plus à savoir la façon de torréfier, l’origine et le mélange du café. La présentation du café devient importante (on pense notamment au latte art). Une tasse de café dans un coffee shop devient donc aussi précise qu’une assiette dans un bon restaurant.

De simple outil, le café a su s’élever et s’adapter pour devenir un véritable art rivalisant sans peine avec les vins et thés de ce monde.

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1 Commentaire
  • Claudette Loiselle
    Publié à 10:21h, 26 septembre Répondre

    Excellent café, qualité supérieure . Je l’apprécie beaucoup.

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